Comme des bêtes

films-2016-08-01-09-22-55-betesComme des bêtes

Genre : Animation

Pays : États-Unis

Réalisateur(s) : Yarrow Cheney, Chris Renaud

Casting: Philippe Lacheau, François Damiens, Willy Rovelli

Crédits photographiques : Universal Pictures International France


La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.


Chronique :

On l’attendait tous avec impatience, il faut bien le reconnaître. Un premier teaser excellent avait alléché nos babines avant de nous présenter une bande annonce poilante aux personnages hauts en couleur qu’on tardait de voir. Alors à sa sortie, on se précipite. Les premiers échos de la presse et du public sont unanimes : Comme des bêtes est LE dessin d’animation de l’année, après le Zootopia de Disney.

« Comme des bêtes » est sans contexte un bon film. L’animation est très belle, le graphisme des personnages également. La musique signée Alexandre Desplat, compositeur de talent qui a entre autres donner le ton dans The Danish Girl, Imitation Game ou Monuments Men, pour ne citer que les deux dernières années, revient ici avec des sons endiablés qui rythment parfaitement les scènes.

Les personnages, certes quelque peu stéréotypés, sont légion et apportent chacun une pierre à l’édifice : un lapin hystérique chef d’un parti extrémiste de combat contre la race humaine, une chienne tout aussi princesse que ninja, un aigle combattant son instinct de chasse, une chatte obèse maladroite…sans oublier le duo Max et Duke sur lequel repose l’histoire.

L’histoire… Parlons-en justement. En effet, le scénario repose, quant à lui, sur un post-it. Et c’est là la principale faiblesse du film. L’ensemble fonctionne sur une suite de gags, tous plus farfelus les uns que les autres, et néanmoins parfaitement efficaces. On rit devant Comme des bêtes, c’est indéniable. L’humour est l’élément fort et central. On regrette simplement que le scénario soit si creux, si peu développé. Certes, on aborde le sujet de l’abandon des animaux par les humains, mais cela est englouti par l’humour et les nombreuses péripéties.

Par ailleurs, hormis quelques références que seuls des « adultes » ou des geeks pourraient comprendre (Alien ou Mario par exemple), beaucoup d’éléments font de cet animé, un film générationnel : le choix de chansons qui ont marqué les box-offices, des gags autour des smartphones et de You Tube, ou encore certaines expressions typiques de la jeune génération du moment. En somme, bien que le film soit vraiment drôle, on sent qu’il vise certains publics évidents.

Plaisant sans être original, drôle sans émouvoir, Comme des bêtes vaut le coup d’être vu pour l’avalanche de péripéties et de gags qu’il nous offre. De cette année, on préfère finalement Zootopia, à l’univers et au scénario plus riches, ambitieux et profonds.

Note : 3.5/5