DOSSIER | Exposition Jurassic World

DOSSIER | L’exposition Jurassic World vaut-elle le détour ?

  • expo star warsExposition Star Wars Identities

En 2014 débarquait à la Cité du Cinéma l’exposition Star Wars Identities. Une exposition de laquelle on ressort avec des étoiles plein les yeux (bon le jeu de mots était facile, mais c’est vrai !). Pour une vingtaine d’euros, on passe quasiment 3h à s’émerveiller de salle en salle. C’est simple, Star Wars identities est une exposition sans faute note. Tout y est bougrement bien pensé, conçu, pour que le visiteur passe du bon temps, sans jamais s’ennuyer, avec ce qu’il faut d’informations, de ludisme et, qui plus est, une immersion totale grâce à la création de son propre personnage au fur et à mesure.

 C’est simple, Star Wars Identities est la plus belle exposition, toutes catégories confondues que j’ai pu faire

Mon Master 1 portait sur la création d’exposition, j’ai donc une certaine sensibilité à la façon dont sont conçues les expositions et comment elle gère le pont entre les passionnés/experts qui l’a construise et les visiteurs/amateurs qui vont la voir.  Cette exposition présentait un parcours intelligent dans sa construction et une belle collection des costumes, accessoires et nombreuses maquettes de notre galaxie lointaine, directement venus des tournages. De quoi en avoir plein les mirettes. Les cartels (petite plaque explicative) utilisés comportait la juste dose d’éléments pour ne pas ennuyer le visiteur et il était possible pour les plus passionnés d’en savoir davantage encore grâce à des plaquettes. Tous les sens étaient exploités : la vue évidemment, mais également le touché, l’ouïe, l’odorat. En somme, mon père et moi en avons eu pour notre argent. J’étais tellement enchantée en ressortant de là ! C’est simple, Star Wars Identities est la plus belle exposition, toutes catégories confondues que j’ai pu faire (à égalité tout de même avec l’exposition Nuit au Museum National d’Histoire Naturelle).

  • expo jurassic worldExposition Jurassic World

Que n’était pas mon enthousiasme alors quand j’ai vu une exposition arriver dans cette même Cité du Cinéma, sur une autre de mes sagas favorites, et ce d’autant plus que pendant longtemps (mais genre longtemps) mon rêve était de devenir paléontologue ! Avec une confiance aveugle, je n’ai fait ni une ni deux et enrôlé mon ami pour une journée à Paris à la découverte de l’exposition Jurassic World (coût d’entrée 19.90€/personne, une information importante).

 Le sentiment de déjà vu s’installe rapidement.

Présents dès l’ouverture, je sautillais d’impatience comme un puce. On nous place dans une salle d’embarquement et un écran s’allume pour nous expliquer l’exposition, avec le doublage le plus ridicule qui soit, pire qu’une pub de dentifrice. Je ris dans mes dents mais ne désespère pas pour autant. Je découvre alors une première salle avec les animatroniques. Superbement réalisés, je suis épatée mais un premier élément me saute aux yeux directement. Les cartels sont dépourvus d’informations intéressantes et de toute évidence destinés à un public très jeune, qui qu’on se le dise, ne lira jamais un panneau alors qu’un gros dinos bouge à leur côté. Autrement dit, ces cartels auraient dû être à destination des adultes. Et rien n’est prévu pour les personnes qui souhaiteraient approfondir le sujet. On passe à la salle suivante : mêmes animatroniques, mêmes cartels. Le sentiment de déjà vu s’installe rapidement.

Dans la 3e salle nous est présenté le laboratoire de la création d’Hammond. Salle dans laquelle on est censé pouvoir s’amuser avec les gadgets. Sauf que non seulement, les jeux sont inintéressants mais en plus le monde a été mal géré. Ils ont fait entrer avec le groupe de 10h30, les personnes de 11h et par conséquent nous sommes trop nombreux dans une petite salle. Résultat, je ne peux rien approcher. Et oh ! Miracle, les tables avec les œufs qui couvent viennent des accessoires de tournage. Premier et dernier élément que nous verrons dans ce domaine.

Nous passons alors à la salle du T-REX, censé être le clou du spectacle. Hé bien…c’est de nouveau un animatronique. Et s’il y avait un cartel, il était tellement bien placé que je ne l’ai pas vu. Autrement dit, zéro information sur le T-REX, il n’est qu’une bête de foire sans intérêt. A partir de là, on nous fait passer d’une salle à une autre obligatoirement, sans que l’on puisse profiter comme on le souhaite de l’exposition.

 Nous y sommes restés 30 minutes.

Et on nous envoie voir le vélociraptor. Salle vide. (Pas de cartel. Bête de foire). Une cage. Pas de traces au sol de rail. Je me dis : « Oh ce ne sera pas un animatronique ! Un robot alors ! Chouette ! » Quelques secondes un peu longue s’écoulent et débouche alors de l’angle du fond…un…un..rob- non une personne déguisée en vélociraptor. Oui. Une PERSONNE DÉGUISÉE EN VÉLOCIRAPTOR. Mais mais ! On a payé 19.90€ pour voir les jambes d’un mec et les pattes arrières qui pendouillent dans le vide avec des claquements de mousse ridicules ? Là, c’était fini. Le fond était touché. J’explose littéralement de rire. Je m’excuse par ailleurs pour le pauvre employé au difficile de job de merde de devoir toutes les demi heures devenir un vélociraptor mousseux pour lui avoir ri au nez, mais c’en était trop.

La dernière salle présentait à nouveau des animatroniques, exactement de la même façon que les autres salles, sans changement. Nous sortons de l’exposition. Nous y sommes restés 30 minutes, ça fait 0.60€ la minute. C’est cher payé. Cette exposition est honteuse au vu du prix et de leur base line « un voyage à couper le souffle ». Oui mon souffle a été coupé quand j’ai vu le vélociraptor, mais nous n’avons pas le même sens de ce mot. Certes les animatroniques sont bien réalisés, mais cela ne justifie en rien le manque d’informations, le parcours sans sens logique, l’obligation de nous passer de salle en salle, un vélociraptor en mousse et ce prix.

Economisez donc 19.90€ et 30 minutes de votre vie pour d’autres activités plus intéressantes.

Heureusement que le film Jurassic World : Fallen Kingdom m’a pour le coup plus enchantée. Retrouvez la chronique ici.