Star Wars 8 : The Last Jedi

Come on BB, don’t touch my Porg

Deux ans après le retour de la franchise par J.J. Abrams sous l’égide de la Walt Disney Company, le 2e volet voit le jour avec aux commandes Rian Johnson. Si on s’attendait à retrouver une direction telle qu’il avait été dans l’Empire contre attaque, que nenni ! Le réalisateur prend des tournants différents. Tout en rendant hommage à l’esthétique des débuts (décidément la 2e trilogie ne reste pas dans les cœurs, qui pourtant était loin d’être mauvaise), il s’amuse clairement avec l’univers de Star Wars, au moyen de touches d’humour carrément osées.

Toutefois, comme pour le précédent opus, le film est inégal, globalement réussi certes, mais certains détails nuisent à l’ensemble. Dans les points très positifs, le scénario bien écrit et ficelé tombe dans le côté dark et fataliste. Les personnages à la psychologie complexe et torturée deviennent ambivalents, même ceux qu’on croyait connaître, et éloignent clairement du manichéisme des débuts.  Ainsi, Kylo Ren qui nous avait déçus de prime abord, est surprenant. Le duo Kylo/Rey fonctionne par ailleurs à merveille. Et le déchirement intérieur de Luke Skywalker prend beaucoup d’ampleur. On est qui plus est en joie face au petit retour d’un personnage.

Par ailleurs, les effets visuels et sonores et la colorimétrie atteignent des sommets sidérants. On pense notamment à la superbe explosion et à la bataille époustouflante sur la planète de sel.  La réflexion sur la foi et la mise en image symbolique, pour la toute première fois de la saga, de la Force et de son penchant obscur fascinent littéralement.

Ce qui ternit légèrement l’ensemble se concentre sur un film un peu long avec un flottement sur le milieu et d’autres personnages. Finn et Shewie passent littéralement à la trappe. Deux nouveaux personnages secondaires voient le jour et n’apportent strictement rien à l’univers, en la personne de Rose et DJ (désolée Benicio).

On ne peut que saluer l’esthétique du film et les virages inattendus du réalisateur et l’on ressort, comme cette dernière image, aussi émerveillée que nos souvenirs d’enfants à regarder une saga culte qui a tant bercé notre imaginaire. Un bon divertissement, mais pas le film de SF de l’année.

 


Réalisateur(s) : Rian Johnson
Casting : Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Mark Hamill, Adam Driver, Carrie Fisher, Andy Serkis…
Genre : SF / Space opera
Pays : Américain

Production : The Walt Disney Company


Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…