Le Crime, histoire d’amour

le_crimeRoman noir islandais

J’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur Arni Thorarinsson lors d’un salon pour lequel je travaillais (et n’ai malheureusement pas eu le temps de me faire dédicacer le livre…), j’ai donc voulu le découvrir à travers ce court roman noir.

Il se déroule sur une unique journée, celle du jour des 18 ans de Frida, jeune fille dont les parents se sont déchirés sans raison apparente pour elle dès son plus jeune âge et ont juré de tout lui révéler à ses 18 ans. Ce jour charnière marque donc le début ou la fin de toute chose pour ces trois protagonistes qui présentent à tour de rôle leur point de vue sur les événements tragiques qui ont détruit leur bonheur.

Je suis restée assez froide à cette histoire globalement. C’est très bien écrit et court, je le recommande donc parfaitement, et je pense qu’il y a une part de goût personnel qui entre jeu. Néanmoins, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux trois personnages, or toute l’intrigue repose sur l’empathie que l’on pourrait avoir sur eux. Toutefois j’ai trouvé cette fin sombre émouvante bien que difficile. Ce fut par ailleurs un plaisir de suivre une histoire qui se déroule à Reykjavic, cela m’a rappelé au bon souvenir du voyage que j’ai la chance de faire dans ce magnifique pays.

Petite mention pour le travail d’éditeur car j’aime beaucoup ces formats hybrides entre le grand format et le poche, et la couverture a tout de suite attiré mon regard.


Fiche technique

Auteur : Arni Thorarinsson
Genre : Roman noir
ISBN : 9781022601717
Édition : Métailié (2016)

Résumé
Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l’avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée. La mère veut, contre vents et marées, tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar qu’est leur vie. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l’écart, elle les hait autant qu’elle les aime. Elle vit loin d’eux, entourée d’amis bien intentionnés, qui l’aiment, eux.