Les Sorcières de la République

delaumeLes Sorcières de la République

Chloé Delaume

Genre : Littérature générale
ISBN : 2021045617
Éditeur : Éditions du Seuil (2016)


Des choses, pas belles, se sont passées, en France, entre 2017 et 2020. Les femmes, par la main de déesses grecques surgies de l’Olympe, ont pris le pouvoir détenu par les hommes depuis des millénaires. L’Apocalypse, prédite pour décembre 2012, n’a pas eu lieu. Les déesses sont venues se mélanger à la société française. Le Parti du Cercle a imposé ses règles. L’expérience a très mal tourné. Mais comment faire la lumière sur ce règne éphémère et probablement sanglant, alors qu’une amnésie collective a été décidée par référendum au terme de cette page d’histoire, en 2020 ? Une amnésie appelée le Grand Blanc, approuvée à l’unanimité par la population. C’est pour juger cette douloureuse parenthèse que s’ouvre un maxi-procès dans ce qui fut longtemps le Stade de France et qui abrite désormais le Tribunal du Grand Paris. Nous sommes en 2062. À la barre, la Sibylle, prophétesse de la révolution des femmes. Pièces à conviction à l’appui, elle déroule le fil de sa mémoire, et la généalogie des événements. Petit à petit, on découvre la réalité de ces années très spéciales.


Chronique

C’est un livre lu dans le cadre de ma formation, que je n’aurais certainement pas connu sans cela. Je dois dire qu’il est pour le moins déroutant.

A travers cet ouvrage, Chloé Delaume critique explicitement avec humour et folie notre société. Et tout y passe : la politique bien sûr, mais aussi le machisme des hommes, les médias, les dégâts environnementaux, les religions qu’elles soient monothéiste ou polythéiste. Et ce sous diverses formes très inattendues : parodie de journal, tribunal, échange de mails, utilisation de hashtag, etc. etc.

Bien que la plume est sans contexte travaillée et parfois de façon admirable, notamment les alexandrins et rimes qui se glissent dans le texte, le style ampoulé et la surabondance de…tout, en fait, a de quoi perdre le lecteur et finir par l’ennuyer. Je suis passée personnellement par 3 phases : une première approche surprise mais curieuse, puis j’ai ri à la lecture, mais ensuite la seconde moitié du roman m’as ennuyée ferme. Parce qu’il y a trop de choses, dans la forme et dans le fond qui sont abordées, et ce en même temps, de façon lourde et répétitive qui aboutissent à une lassitude.

Ce livre est un ovni inclassable, vraiment intéressant pour beaucoup d’éléments et d’aspects originaux, mais, où l’on finit malheureusement par se perdre.

Un dernier point sur l’esthétisme du livre, je suis très sensible au travail sur l’objet livre et c’est une collection qui serait à retravailler pour donner envie de l’acheter.