product_9782207116548_195x320Morwenna

Jo Walton

Genre : Merveilleux
ISBN : 2207116549
Éditeur : Denoël (2014)
Nebula – Meilleur roman – 2011
Hugo – meilleur roman – 2012


Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère. Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.


 Chronique

Après avoir entendu tant de bien sur Morwenna et qu’il ait reçu des prix littéraires, j’avais une réelle envie de m’y plonger. Pour autant, au sortir de cette lecture, je suis quelque peu mitigée. Le principal défaut selon moi est qu’il n’y a pas de fil conducteur à l’histoire et l’on ne comprend pas où l’auteur souhaite nous emmener, quel est au final l’intérêt de l’histoire, si ce n’est de nous prouver un amour pour la littérature.

Sous forme de journal intime, le livre nous délivre le quotidien pas vraiment trépidant d’une jeune fille brisée psychologiquement et physiquement. Morwenna est attachante certes, ses réflexions parfois intéressantes, mais j’ai parfois eu l’impression de ne lire qu’une liste de ce qu’elle lit. Elle emprunte ou achète énormément de liste et une grosse partie du texte se consacre à l’unique description de ses achats ou les résumés des livres, tantot plus poussés. Je n’ai pas saisi l’intérêt du procédé. La lecture en devient parfois difficile et on finit par s’ennuyer. Pourtant on s’attache à ces personnages même ceux que l’on voit peu, et c’est certainement la force du livre, comme son père ou son grand-père.

Le roman a une petite touche de merveilleux que chacun interprétera à sa manière. Morwenna voit et parle aux fées. Ceux qui souhaitent y croire sont invités à suivre le chemin de la fantasy. Pour ma part, j’ai plutôt ressenti cela comme une échappatoire au réel, un monde d’aventure que chaque enfant se crée pour se réfugier, se protéger de la réalité et devenir ainsi le héros de sa propre histoire.

Morwenna est un roman qui a des qualités certaines, qui berce par ses côtés mélancoliques au frontière du mystérieux, mais qui ne m’a pas autant transportée que je l’espérais.

Note 3/5