51QLdbJXDSL._SX210_Le Sang des dieux et des rois – Tome 1

Eleanor Herman

Genre : Fantasy historique
ISBN : 2221188934
Éditeur : Robert Laffont (2016)


Spécial Masse Critique Babelio


A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue… Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c’est sans compter sur son premier amour… Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le coeur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d’Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l’avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d’Esprit.


Chronique

Le Sang des Dieux et des Rois, premier tome d’une trilogie Young Adult, mêle faits historiques à l’époque d’Alexandre le Grand et fantasy, et ce de façon très fluide. Je craignais quelque peu le débordement de magie face à une maigreur historique, et c’est tout l’inverse.

On sent un énorme travail de l’écrivain pour la recherche historique certes, mais surtout pour la vraisemblance au quotidien, qu’il s’agisse des coutumes, des vêtements ou de la nourriture. J’ai apprécié la note à la fin du livre dans laquelle elle démêle le vrai du faux et explique certains aspects qui pourraient sembler relever de la fiction alors qu’il n’en est rien. Il est clair à la lecture de ce livre que l’on perçoit la fascination de l’auteur pour cette époque qu’elle parvient à nous transmettre. le côté fantasy est présent mais à moindre mesure : une créature par ci, des dieux par là, un brin de magie autre part. J’ai vraiment apprécié cette pointe légère, non étouffante.

Le récit en revanche comporte quelques maladresses, mais peut-être s’agit-il de choix tout à fait assumé, d’autant que l’on a affaire à un livre destiné à un public adolescent. Certaines péripéties qui se dénouent rapidement, des batailles rapides, des dialogues faciles au ton un peu enfantin et l’utilisation abusive des surnoms m’ont titillée. Néanmoins, pour des adolescents, cela facilite la lecture, sans alourdir le côté historique, tout en leur permettant de se plonger et de découvrir une culture antique qui pourrait éveiller leur curiosité. Indéniablement, le roman est ambitieux.

Le démarrage m’a été un peu difficile, j’ai eu du mal à rentrer dedans, mais il s’agit d’un premier tome d’introduction qui se décante vers la fin. J’attends donc la suite pour pouvoir juger cet aspect. La trame du livre repose sur la vision de 7 personnages dont 6 adolescents. Chaque chapitre est consacré à l’un deux. C’est un procédé qui cartonne depuis quelque temps, et personnellement je ne m’en lasse pas. Cela permet de changer de ton et d’approfondir des personnages en les rendant plus complexes grâce à une psychologie davantage intime avec le lecteur.Eleanor Herman signe ici sans conteste un récit très travaillé et cherché, plutôt pour les adolescents que pour les jeunes adultes et adultes du fait de certaines simplicités dans le récit et de la tonalité générale.

Merci aux éditions Robert Laffont et à la Masse critique Babelio.

Note : 3/5